Imaginez des substances si performantes qu’elles résistent à l’eau, à la graisse, à la chaleur… et au temps. Des composés créés par l’homme, invisibles, intégrés partout autour de nous depuis plus de 70 ans — dans nos vêtements, nos poêles, nos emballages, nos cosmétiques.
Ces substances portent un nom étrange, presque scientifique : les PFAS. Plus précisément, les substances per- et polyfluoroalkylées. Une immense famille de plusieurs milliers de molécules organo-fluorées de synthèse, connues pour leur stabilité chimique et thermique exceptionnelle. Une stabilité telle qu’elles sont aujourd’hui surnommées les « polluants éternels ».
Pourquoi les avons-nous autant utilisées ?
Parce qu’elles semblaient offrir une solution à tout : imperméabilité, résistance, durabilité. Du Gore-Tex à la poêle en Téflon, en passant par les mousses anti-incendie et certains produits cosmétiques, les PFAS se sont glissés dans notre quotidien sans que nous en ayons conscience. Dans les industries, ils servent aussi d’émulsifiants, lubrifiants ou stabilisants.
Le revers de la médaille
Ce que l’on découvre aujourd’hui, c’est leur autre visage. Ces substances, longtemps synonymes de performance, s’accumulent lentement dans nos organismes et dans l’environnement. Les recherches font désormais état de risques sanitaires préoccupants : hausse du cholestérol, effets sur la fertilité, le développement fœtal, le foie, les reins, voire certains cancers.
Les spécialistes confirment ce constat : les PFAS sont partout, et ils persistent.
Mais alors… pourquoi allons-nous en entendre parler dans le bâtiment ?
Car ces « polluants invisibles » ne sont pas réservés aux textiles ou à la cuisine. Ils se cachent aussi là où on ne les attendait pas : dans les matériaux de construction eux-mêmes.
Nous vous en dirons plus très bientôt.
👉 Dans notre prochaine newsletter, nous publierons une liste inédite des matériaux du bâtiment susceptibles de contenir des PFAS — un contenu exclusif à ne pas manquer pour tous les professionnels du diagnostic.


